Chiner est un sport de combat

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Stand vide-grenier Lourmarin Antik Mania
Stand Antik Mania au vide-grenier de Lourmarin

Chiner dans un but de revente est une activité âpre car les objets anciens intéressants sont rares. Les lieux de déballages très tôt le matin, parfois quand la nuit est encore là, voient s’activer des brocanteurs pro ou semi pro, des antiquaires filant de véhicules en véhicules (ceux des futurs exposants). Certains chineurs peu respectueux, tels des vautours sur une proie, s’engouffrent dans les coffres, plongent leurs paluches, saisissent les objets, les examinent et les reposent  plus ou moins délicatement…et crac, l’assiette un peu fêlée de tata Simone est désormais en morceaux et invendable…

J’en ai même vu éventrer les cartons de particuliers à l’aide de leurs clefs de voiture. Pour le novice qui déballe pour la première fois ce type de comportement peut être assez choquant. J’en ai observé certains dépassés par les événements voir leur cargaison saisie, étudiée par un essaim de brocs prospectant à la hussarde et sommés de donner 10 prix de vente en même temps (j’exagère à peine !).

Chiner est un sport de combat aussi bien pour les rustres sous tension montant à l’assaut d’un stand prometteur que pour les chineurs plus respectueux qui prennent le temps de saluer les exposants et de leur demander la permission d’examiner la marchandise sortie du coffre et non encore installée sur les tables ou les bâches.

On voit ici que les chineurs ne luttent pas à armes égales et que certains partent avec une ou plusieurs longueur d’avance.

Que faire ? pas grand-chose ! Être philosophe et se dire que malgré son allure rapide et ses manières gonflées, le chineur irrespectueux, éventreurs de cartons n’a pas le don d’ubiquité et que les objets qui sont pour nous – chineurs civilisés – nous attendent aimablement sur un stand sympa.