J’ai acheté, il y a quelques années, un tout petit tableau de Francis Eula dont j’ai apprécié spontanément le thème – un cabanon dans un décor provençal – et la technique très maîtrisée. Ayant très mal identifié sa signature, j’ai pensé dans les premiers temps qu’il s’agissait d’un peintre inconnu. C’est un connaisseur qui, un jour, m’a aimablement mise sur la bonne voie.
Francis Eula est né en 1921 à Robion, dans le Vaucluse, et il est mort en 1996 à Marseille. Artiste autodidacte, il a passé l’essentiel de sa vie en Provence : à La Ciotat, à Marseille, et surtout à Cassis, où il a vécu et peint jusqu’à la fin de sa vie.
Son travail restait dans un style assez traditionnel mais très reconnaissable. Si vous observez bien quelques œuvres – classiques – d’Eula et mémorisez sa touche particulière, vous pourrez aisément repérer une de ses œuvres en chinant chez un brocanteur ou un antiquaire. Il a exploré aussi un style plus contemporain, plus abstrait mais en conservant les mêmes thématiques méridionales.
Les thème d’Eula, sont toujours à peu près les mêmes et très emblématiques : les collines, les cabanons, les champs, les pins élancés, les scènes de vie simple reviennent dans ses toiles. Sa peinture capte la lumière, l’atmosphère, les petits détails du quotidien sans fioritures inutiles. Ses œuvres révèlent une grande maîtrise de la composition, et ses harmonies de couleurs fonctionnent la plupart du temps très bien, même s’il lui est arrivé de réaliser des tableaux dans des tons assez criards.
